Bonjour et bienvenue,

Je vous présente en une dizaine de points, les thèmes que j’aime développer lors des journées passées en contact de musiciens professionnels.

 

UN CHALLENGE AU QUOTIDIEN

Transmettre la musique et le plaisir de l’effort

Parfois le musicien intègre très tôt des erreurs fonctionnelles : la recherche d’une détente physique excessive entraine de nombreuses compensations. Les épaules, les poignets, le ventre, les pouces, la langue, la gorge sont les régions les plus visées dans cette recherche de détente.

Tant de conseils transmis de génération en génération entretiennent les confusions avec des conséquences sur le confort de jeu, sur la vélocité ou l’endurance.

Grâce à une approche plus consciente de l’anatomie fonctionnelle, les idées reçues sont progressivement remplacées. Les outils nécessaires à l’expression, la vélocité et le plaisir du jeu facilitent cet apprentissage.

 

DES CONFUSIONS PÉDAGOGIQUES À L’ANATOMIE FONCTIONNELLE

La didactique instrumentale et vocale progresse rapidement et peut aujourd’hui s’appuyer sur l’anatomie fonctionnelle. Il est indispensable d’intégrer ces connaissances à la pédagogie.

Il est temps de décrypter ces confusions et de réaliser, par exemple, que l’immobilité est une des causes principales des pathologies fonctionnelles chez le musicien.

Le manque d’ergonomie du geste, le perfectionnisme, le fait de forcer et de négliger les pauses sont autant de raisons qui démontrent l’importance de l’organisation de travail.

Tout comme le travail répétitif du musicien est considéré comme un facteur de pénibilité.

 

L’ERGONOMIE DU GESTE POUR UNE MEILLEURE ENDURANCE

La musique implique des sollicitations biomécaniques répétées, susceptibles de causer l’abandon de la pratique ou de la ralentir fortement en pesant psychologiquement sur la santé.

Les éléments de qualification du travail répétitif généralement admis en tant que facteur de pénibilité sont les suivants :

– l’exécution de mouvements répétés,

– sollicitation de mêmes articulations et segments corporels,

– réalisation sous contrainte (tempi, nuances, interprétation),

– pendant la majeure partie du temps de travail.

 

L’ANATOMIE FONCTIONNELLE AU SERVICE DE LA MUSIQUE

Il ne s’agit pas pour autant d’enseigner l’anatomie mais d’offrir aux musiciens des raccourcis en réponse aux problématiques rencontrées (fatigue de dos, de nuque, d’épaule, difficultés de tenue de main, d’indépendance, de doigts, de laxité, d’anxiété etc.).

La technique instrumentale peut être simplifiée par la prise en compte de l’anatomie fonctionnelle.

Ces équilibres au service de la musique doivent être conservés et optimisés afin de pouvoir jouer longtemps.

 

GESTION DES ÉMOTIONS ET RESPIRATION

Monter sur scène avec la difficulté de gérer ses émotions éloigne du plaisir de jouer.

Jouer sans émotion (débordante) ne signifie pas jouer sans musicalité.

Développez vos repères physiques, ceux qui vous ancrent et qui vous stabilisent.

Une mauvaise gestion des émotions limite les capacités techniques et l’expression.

Vous limitez votre endurance et c’est précisément cela qui vous stress.

Vous avez donc le choix de monter sur scène calmement en restant branché avec vos sensations ou de vous perdre dans vos émotions, c’est l’un ou l’autre.

Aussi, la respiration est souvent utilisée pour gérer les émotions.

Mais en situation de jeu, une respiration trop basse (abdominale ou profonde ou ventrale ou diaphragmatique) ne vous détend pas.

 

Toutes ces données permettent aux musiciens de gagner en efficacité dans leur pratique.

 

STABILITÉ ET TONICITÉ : LA CLÉ DE LA DÉTENTE

« Techniquement, la stabilité du poignet est la clé, pour la liberté des doigts.

Or la souplesse du poignet est trop souvent enseignée. »

« Autre exemple de confusion : la « détente » du pouce est souvent recherchée.

Or le pouce est le doigt le plus important de la main, il contribue à la stabilité du poignet et de la paume.

La stabilité du pouce, mobile ou immobile, offre aux autres doigts une liberté d’action. »

 

La perte des repères et des « bonnes » sensations sont évidemment très anxiogènes.

Prendre conscience de ces confusions facilite l’optimisation du geste, la récupération et augmente aussi le plaisir de jouer.

Ces confusions perturbent le fonctionnement de la main et favorisent « tendinites » et autres dysfonctionnements.

 

TROUBLES FONCTIONNELS

Les pathologies fonctionnelles du musicien sont aujourd’hui bien répertoriées.

– syndromes de surmenage musculo-tendineux (inflammatoire ou non),

– compressions nerveuses,

– dystonies de fonction.

D’autres troubles aussi handicapants existent (non répertoriés comme pathologies) :

– contractures douloureuses,

– difficultés pour se concentrer, pour s’organiser,

– stress négatif, anxiété de performance…

La « tendinite » : un terme improprement utilisé qui entraine encore de nombreuses confusions. Ces gênes peuvent être invalidantes.

 

LANGUE ET RESPIRATION

Autre exemple, le manque de souplesse en descendant dans les graves provient d’un relâchement excessif du masque. Cette gène vous fait compenser, créé des tensions inutiles et de la fatigue.

N’oublions pas que la qualité du masque et des lèvres dépend de la dynamique de la langue et de la respiration. La langue est en lien direct avec la gestion du débit d’air et évite les compensations du masque ou des lèvres.

La focalisation sur le masque seul est source de tensions :

– Votre mâchoire se tend, vous serrez des dents et tendez votre nuque, votre gorge se ferme.

– L’équilibre musculaire agoniste/antagoniste du masque peut se désorganiser.

– Si les lèvres compensent, elle se fatiguent et peuvent aller jusqu’au surmenage.

Pour optimiser votre masque ou vos lèvres, il convient d’ajuster vos épaules, votre axe vertical « des pieds à la tête », votre respiration et votre langue.

 

PRÉVENTION ET OPTIMISATION

La prévention est indispensable afin d’éviter ou de réduire l’apparition, le développement et la gravité des pathologies fonctionnelles qui touchent les plus jeunes comme les plus aguerris.

 

Ces journées de formation/coaching sont dispensées dans vos structures.

Nous construisons ensemble un programme si vous le souhaitez.

Une première journée est consacrée à clarifier ces confusions fonctionnelles.

Le travail peut se poursuivre sur plusieurs journées pendant l’année avec mise en situation.

 

PRÉPARATION PHYSIQUE, TECHNIQUE, STRATÉGIQUE ET MENTALE

 

Préparation Physique (hors instrument)

Les clés de la préparation physique avant le jeu (répétitions, auditions, concerts, concours).

Acquérir de l’endurance, de la souplesse, de la réactivité, de la stabilité, de la puissance, gérer le corps dans l’espace.

 

Préparation Technique (à l’instrument)

Faire le lien entre les exigences techniques instrumentales et le respect de l’anatomie fonctionnelle :

Sonorité, vibrato, démanché, tempi, nuances, colonne d’air, souplesse du masque, attaques etc..), répartir ses efforts, s’économiser …

 

Préparation Stratégique (organisation du travail)

Apprendre à organiser le temps de travail, les temps de pause, ses priorités et développer l’efficacité…

Une stratégie optimisée libère du temps.

 

Préparation Mentale (État d’esprit)

Développer la concentration, jouer avec assurance en toutes circonstances avec des objectifs clairs. Une approche fine et ergonomique développe les qualités recherchées, vélocité, endurance et plaisir de jouer.

 

Vous pouvez me contacter par mail ou téléphone, nous organisons ensemble le programme de ces journées.

 

Marc Papillon

CV à Télécharger

contact@marcpapillon.com

00 33 (0)6 62 23 61 03

 

Journées de prévention déjà données dans les Conservatoires et Orchestres d’Europe et du reste du monde (Liste non exhaustive)

Orchestre de l’Opéra de Paris – Orchestre de l’Ile de France – Orchestre de la Radio – Orchestre du National – Orchestre d’Ile de France – Orchestre de Québec – Orchestre de Conception – Orchestre de Santiago du Chili – Orchestre d’Irkoutsk – Orchestre des Pays de la Loire… Conservatoire de Paris arrondissements – Conservatoire de Montréal – Conservatoire du Tokyo – Conservatoire Royal de Bruxelles – Conservatoire de Genève – Conservatoire de Lisbone – Conservatoire d’Helsinki et sans les citer, de nombreux conservatoires dans les différentes régions de Québec et de France…

Témoignages

R. B.
Flûte traversière

Je retiens de ces ateliers que des problèmes qui nous semblent compliqués, voir impossibles à améliorer peuvent parfois se révéler simple à changer. Installer les fondamentaux d’une bonne posture corporelle : équilibre des pieds, axe principal, tête centrée et libre, amène déjà un équilibre global du corps. Ces ateliers m’ont donné conscience que physiologie et psychologie sont très liées. Construire une posture adéquate et optimale pour un jeu et un confort meilleur est fondamental pour un musicien. Cette recherche qui est un travail qui durera toute notre vie peut néanmoins être guidée par des outils finalement simples. Maintenant que j’ai le sentiment de mieux connaître les mécanismes du corps, je vais chercher à trouver des moyens ludiques et agréables de les pratiquer et de les faire pratiquer.

Louise
Chanteuse et Choriste, Québec - 2013

« Je suis vraiment emballée que des chercheurs et personnes compétentes en analyse du mouvement se soient enfin penchés sur le sort des musiciens car la souffrance fait partie du quotidien de nombreux musiciens et cela est très déplorable. Merci ! « 

Ursula T.
Piano - Mexique - 2014.

« Je retiens de ce stage l’idée que nous pouvons profiter du trac  et non en souffrir, c’est pourquoi il est préconisé de trouver ce que l’on gagne d’un problème, de se concentrer sur ce qui est bien, et non seulement sur ce qui est contraignant.
J’ai pris conscience que les signaux physiques révèlent des états mentaux. L’optimisation de la posture et le travail mental sont intimement liés, ils conforment l’intégralité du corps. J’ai pris conscience de l’importance qu’un musicien doit porter à la gravité, car elle lui est imposée constamment. De même, j’ai pu me rappeler que le musicien gagnerait en santé psychologique s’il apprenait à se détacher du point de vue d’autrui.
Les exercices m’ont vraiment aidée car précis et courts, ils permettent de se doter d’une routine facile à pratiquer et efficace. Ce stage a été une merveilleuse source d’inspiration pour la création de mon outil pédagogique. »

E.J.
Alto - Professeur

« Armé d’une batterie d’exercices précis, vécus en stage et facilement adaptables, ainsi que de notions anatomiques aidant à poser un meilleur regard sur mes propres difficultés posturales et celles de mes élèves, j’ai compris lors de ce stage des choses fondamentales concernant le corps du musicien en situation de jeu.
Le jeu instrumental se fait avec et grâce au corps, et non malgré lui. »

Andrzej Wilkus
Lecturer of Guitar and Guitar Pedagogy - Sibelius Academy, Helsinki, Finland

À l’automne 2015, Marc Papillon a été invité comme conférencier à l’Académie Sibelius à Helsinki, en Finlande.

Pendant quelques jours, il a donné des conférences de masterclass, qui ont suscité un énorme intérêt chez nos étudiants,

les guitaristes professionnels et les professeurs de guitare en Finlande.

Les conférences de Marc étaient incroyablement inspirantes; ils ont ouvert de nouvelles approches aux processus de jeu de guitare.

Il a combiné les différents aspects (physiques, techniques et mentaux) du jeu de guitare et a réussi à démontrer

comment trouver le plaisir tout en travaillant avec un instrument aussi exigeant.

J.F.
Étudiante Flûte traversière - 2012.

« Ce que j’ai retenu de ces deux journées sont les discussions que nous avons pu avoir de manière très ouverte avec Marc et les autres étudiants.  De manière très détendue, nous avons pu aborder les deux sujets du stage dans leur ensemble avec des exemples et exercices très concrets.
Les exercices proposés pour notre posture ont été très simples et facilement mémorisables. Il est donc facile de les mettre en pratique à la maison. N’ayant pas énormément de problèmes physiques avec mon instrument, je n’ai pas senti de douleurs particulières lors des exercices, mais j’ai senti des muscles dont j’ignorais la présence et les exercices répétés m’ont permis de les décoincer.
Ce sont encore une fois des choses simples et efficaces qui nous ont été proposées, et je remercie le formateur de nous donner ces éléments clés pour nous aider à nous surpasser et réellement prendre plaisir lorsque nous jouons de notre instrument.
Je repars avec une série d’exercices applicables au quotidien et avec un sérieux entraînement qui va me donner envie de monter sur scène pour les essayer.  »

Juliette
Violoniste - Nice

Merci pour ces informations, je me reconnais dans votre description.
En ce qui me concerne, je n’habite pas sur Paris et c’est très agréable de pouvoir vous suivre à distance. Un ami musicien m’a parlé de votre approche et j’attends avec impatience la prochaine video!
je regarde avec plaisir vos vidéos. Je suis très contente que le monde des musiciens se sensibilise de plus en plus à l’aisance de jeu. (encore quasiment inexistant dans les conservatoires, et c’est grave ! ).
J’ai grandi sans corriger de grandes courbures du dos dues à cette mollesse dont vous parlez. J’ai appris à conscientiser mes tensions, et à les stopper.
Le tout, surtout en évitant de se redresser en tirant les épaules en arrière (cette différence entre tension et tonus juste étant très difficile à trouver).
Par contre, je butte toujours sur la question de la respiration. Etant violoniste, je me sens souvent un peu coincée de ce coté là.
Y a t-il un secret?
Merci encore,
Juliette

C.L.
Accordéoniste

« Je retiens de ce stage des éléments essentiels sur l’anatomie et des mécanismes mis en jeu lors de ma pratique instrumentale.
J’ai aussi pu découvrir différents exercices ainsi qu’un vocabulaire adéquat sur des zones musculaires que je sollicite particulièrement avec mon instrument.  En effet, les exercices posturaux me permettent d’amoindrir mes douleurs dorsales. Par conséquent, en les utilisant de manière à échauffer ou à étirer mes muscles, l’énergie de mon jeu corporel et musical devient de plus en plus efficace et pertinente.
Ce stage était clair et très intéressant. Il est fort dommage qu’il n’existe pas de telle formation directement intégrée dans le cursus des conservatoires. Connaître mieux son corps aide à mieux le sentir et donc à être plus performant musicalement. »

Nicolas Marzinotto
Professeur de piano au Conservatoire de la Ville de Luxembourg
« La venue de Marc Papillon est toujours un événement. Chacun s’attend a recevoir des réponses directes à ses préoccupations physiques, parfois douleurs et attend des solutions rapides. Marc prends le temps de dérouler son expérience, ses rencontres, ses voyages à travers lesquels on peut se projeter. 
Le coach / kinésithérapeute est qualifié, l’homme lui est en osmose avec son corps et son entourage du moment, ouvert et généreux de son temps, à l’écoute. Plus qu’une thérapie, de son intervention au Conservatoire subsistent des impressions, un ressenti ou se mêlent, calme, patience, émotions et l’envie d’essayer une nouvelle approche de l’instrument. Les collègues se parlent, s’interrogent, se révèlent. Une conférence sur le corps du musicien, pleine d’esprit. »
C.X.
Musicienne - Montréal - 2013

« Je trouve cette formation pertinente  pour ma pratique professionnelle. J’ai pu vérifier, constater et vérifier mes connaissances.
Je souhaite des formations régulières, des stages pour les instruments à cordes et surtout des stages plus longs et même en région plus éloignées, ce qui permet un travail intense et en profondeur. La formation permet aussi de mettre en pratique et de vérifier les notions apprises avant la fin du stage.
Je suis très heureuse de savoir que les formations vont être reprogrammés. »

V.P.
Clarinette - 2015.

« J’ai trouvé cet atelier très intéressant. Je n’avais jamais été initié à une préparation physique. Je pense que cela est très utile. L’atelier était axé sur la pratique, afin de bien expérimenter et donc retenir les exercices. Comme les exercices sont mixtes, on peut les pratiquer en mobilité (pour échauffer) ou en position maintenue (en récupération). Ces exercices tonifient ou détendent, et améliorent le confort de jeu. »

Petri Kumela
concert artist, guitar lecturer in Sibelius-Academy and Helsinki Metropolia University of Applied Sciences

Marc Papillon a grandement influencé ma façon de travailler. Ses concepts et méthodes sur l’ergonomie et le jeu d’un instrument sont faciles à changer dans leur simplicité et leur fonctionnalité. Les résultats dans mon propre jeu et dans celui de mes élèves sont clairs et impressionnants.

O. P.
Musicien - Montréal - 2011.

« Je peux mettre en application le contenu de cette formation au quotidien, que ce soit à l’orchestre, dans ma pratique personnelle et avec les élèves. J’ai appris autant en entendant les autres musiciens que lors de mes passages personnels.
Le niveau de satisfaction générale de cette formation est excellent.
J’aimerai que cette formation « Plaisir de jouer » soit présentée plus souvent, j’ai fait le volet pédagogique, plusieurs de mes collègues voudraient y avoir accès. Je pense aussi qu’une certaine formule d’entretien pour ceux qui ont déjà fait les 2 premiers volets serait nécessaire, une fois par année par exemple, pour affirmer et aller plus loin.
Merci du fond du cœur. »

A.D.
Flûte traversière - 2012

« J’ai trouvé tous les exercices présentés très simples à comprendre et à réaliser.  En suivant toutes les directives, on ne peut pas se tromper et se faire mal, je n’hésite donc pas à les transmettre en cours. J’ai apprécié une démarche non pas de transformation totale de la posture, ce qui nécessite un investissement et une volonté importants, mais des solutions pour trouver une posture stable, équilibrée et adaptée aux tendances naturelles. Les exercices ne prennent que peu de temps et ne nécessitent pas de matériel : cela permet d’acquérir des réflexes sur le long terme.
J’ai pris la décision de jouer mes exercices de son en gardant une posture stable et engagée, dans une position que je retrouve facilement maintenant après deux semaines de pratique.
Je tente de garder cet engagement physique le plus longtemps possible durant ma séance de travail. et j’ai décidé de consacrer quelques minutes à effectuer quelques exercices de récupération après chaque moment de jeu excédant une heure, non seulement pour éviter la douleur, mas aussi pour le plaisir que je ressens à me concentrer sur moi-même, à m’attarder sur mes sensations. »